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Mercredi matin, le corps d’une fonctionnaire a été retrouvé sans vie dans les locaux de l’administration du consulat général d’Algérie à Lyon, rue Vauban.
Lyon, de notre correspondant

Natif de Aïn El Hammam, Mohand Amokrane Benmokhtar était âgé de 54 ans, il était marié et père de trois enfants, de 10, 20 et 24 ans. Aussitôt les services consulaires ont demandé l’intervention du SAMU dont l’équipe dépêchée sur les lieux a constaté le décès.
La police judiciaire, autorisée expressément à pénétrer dans l’enceinte algérienne par le consul général, a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort du diplomate algérien, en poste à Lyon depuis deux ans. Attaché de chancellerie, il était arrivé en 2012 et devait prochainement être rappelé vers son corps d’origine, le ministère des Affaires étrangères à Alger. L’autopsie pratiquée sur la dépouille du défunt par les services de la médecine légale, précisera comment il est mort.

De source autorisée, on indiquait que la cause serait vraisemblablement un suicide. « On ne connait pas la cause de ce geste, si vraiment le suicide était confirmé », nous assurait-on. Le personnel du consulat était bouleversé par la nouvelle, « stupéfaits et atterrés », selon les termes qu’on entendait le plus.

Sans voix, on avait de réelles difficultés à développer telle ou telle thèse ayant conduit à cette issue dramatique, d’abord par respect pour la famille que tous cherchaient à entourer de l’affection en ce moment pénible et douloureux. Par sa fonction d’attaché de chancellerie, une de ses missions était du reste d’être proche du personnel.

« Il était très aimé, apprécié. On aimait sa grande qualité humaine et sa probité professionnelle irréprochable. C’était un véritable choc. Un drame humain dont nul peut préjuger des origines, qu’elles soient familiales, professionnelles ou à chercher dans l’entourage. Même si on sentait ces derniers temps un certain état dépressif, il était jusqu’au bout agréable avec tout le monde, il avait le sourire au quotidien », assurent nos sources.

Nous n'avons pas pu confirmer les raisons qui étaient colportées sur des sites internet qui relayaient des ‘‘sources diplomatiques’’. Des commentaires qu’à Lyon on jugeait déplacés, eut égard à la dignité à respecter en cette circonstance vis-à-vis des proches du disparu.

El Watan

Walid Mebarek