Elles l’ont été au-delà de toutes les attentes.
A Aït Yahia, à 160 km au sud-est d’Alger, au milieu de collines d’habitudes silencieuses, les slogans du parti de Hocine Aït Ahmed ont été repris par la foule : « Assa azeka, Dda Hocine yella yella » (« aujourd’hui et demain, Hocine restera vivant ») et « Djazaïr horra, dimoqratiya » (« Algérie, libre et démocratique »).
Cet hommage fervent a débordé le service d’ordre et a été émaillé de quelques incidents : le premier ministre, Abdelmalek Sellal, a été contraint de rebrousser chemin après avoir été attaqué à coups de pierres par des jeunes. Dès l’annonce du décès d’Aït Ahmed, le 23 décembre 2015 à Lausanne, les Algériens ont salué dans une communion rare le combattant de l’indépendance et surtout l’opposant pugnace au régime autoritaire mis en place depuis l’indépendance.
Médias et responsables politiques ont exprimé un respect appuyé pour celui qui n’a « jamais transigé ». De nombreux Algériens ont surtout exprimé, à l’occasion de ce deuil, le sentiment d’avoir raté la « possibilité...

Source : Le Monde